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21 décembre 2007

Belgium, twelve points

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192 jours de crise, il faut fêter cela pour la Belgique. Le titre, lui, venait d’ailleurs, d’un ailleurs plus musical ”J’aime la vie” mais qui pourrait bien résumer l’esprit belge. Nous sommes passé pour cela d’un informateur, au formateur, du modérateur, au réconciliateur, à l’explorateur, pour y revenir dans le désordre ou en boucle aux précédents. Mais cela y est, cette fois, pour trois mois au moins: on a un gouvernement_ske. En voici, l’histoire en package ou en vrac, une fois.

A la base une commande “commande”, un Français me demandait d’expliquer notre crise. (« Belgique: toujours pas de gouvernement ».)

La question était: « Pourquoi, plus un Etat est petit en taille, plus il court et recherche sa division. Par le plurilinguisme, la décentralisation et le fédéralisme exacerbé (communauté Wallonne, Flamande, Bruxelloise, Germanique)? »

Ma réponse: « Réel paradoxe. Ces particularismes se retrouvent d’ailleurs souvent ailleurs (Corses, Basques, Irlande du Nord, Kurdes…). Il y a une grande différence entre les mots “pays” (territoire d’un état”) et “nation” (communauté humaine qui possède une unité historique pour former un peuple). L’un étant coupé à la hache politiquement, l’autre créé par les habitudes et la vie terre à terre des gens. “Nous sommes tous des coproducteurs de nos perceptions” comme disait un sociologue »

Question: « Si on peut comprendre le fédéralisme américain, et l’autonomie des gouverneurs (vu l’énormité du territoire et de la population), pourquoi, en Europe, l’infiniment petit, au lieu de se regrouper pour peser plus -comme cela se fait en économie pour les entreprises-, recherche au contraire la division et la complexité ? Pour “faire comme les grands ?” Pour “faire sérieux” ? »

Ma réponse: « Les entreprises multinationales, en premiers, ont compris l’avantage d’une Europe unie, d’un monde uni. Elles se jouent des frontières. Pourquoi? Silence…finances…on tourne. La finance aurait-elle ses raisons que la politique ne connaît pas? Retard d’une guerre? Peut-être. Mais la politique, ceux d’en bas, n’ont pas ressenti les effets sociaux bénéfiques qui étaient avancés pour allécher les acteurs. Le particularisme est visé aujourd’hui. On regarde dans son assiette et plus dans la soupière. “La Libre Belgique” écrivait aussi “La fin de la Belgique, une fiction?” après le coup d’éclat de la RTBF de décembre. Pourtant, nous vivons un ensemble d’attaques venant d’ailleurs. Je ne préciserai pas, mais tout le monde a compris. Alors travailler dans la miniature, ça ne va (mal)heureusement plus. David contre Goliath, c’est une légende pour faire rêver. Il faudra s’y faire ou disparaître.  »

Le décor est planté.

16590abcd6c0750a7d81a67791fb4e54.jpgQuant au tempo, comment trouver meilleur moment pour parler d’un pays que lors de sa fête nationale, qui a eu lieu ce 21 juillet? En point d’orgue, on l’avait annoncée avec la pluie, la drache nationale, comme on dit chez nous. Ce fut tout le contraire. Présage? Un monde de centaines de milliers de personnes était au rendez-vous et apparemment contents d’y être.

La Belgique reste encore une énigme pour pas mal de Français et pas mal d’autres d’ailleurs qui sont venus nous voir à domicile pour se rendre compte sur pièce de la manière « bizarre » de nous comporter en diverses communautés complètement différentes de conception.

Avant d’être Belgique, le territoire a été le couloir de passage et d’invasion de pas mal de peuples d’Europe et d’ailleurs. Ce qui a constitué une richesse incontestable malgré elle. On le reconnaît maintenant. Ce sang mêlé peut se découvrir dans les noms des habitants et à certains mots restés dans le langage de la rue. L’ouverture vers l’extérieur existe peut-être plus qu’ailleurs.

Plus proche, trois langues officielles et plus encore par l’intégration de l’Union Européenne et de l’immigration plus lointaine encore. L’une, nordiste, le flamand, dialecte du néerlandais aux consonances germaniques, l’autre, sudiste et francophone et une dernière, enfin, qui pratique la langue germanique à fond. Au milieu, Bruxelles qui se mélange les pinceaux de toutes origines.

Après les dernières élections de juin 2007, nous sommes donc en pleine négociation pour la constitution d’un nouveau gouvernement. En affaires courantes, en période de crise, diraient certains.

3600481898cb81ca872fab1321b5546b.jpgLe Fédéralisme qui se chercherait une nouvelle étape vers une ségrégation plus effective. Les nerfs sont à vif relatés par la presse pour faire mousser une situation qui s’éternise à leurs yeux. Chaque jour, un accord précède ou suit un désaccord.

Des dossiers restent ouverts depuis longtemps et font mal. BHV, réformes de l’Etat.1c8635783cf3a2032671992f525925a6.jpg.. Nous avons déjà 5 réformes enregistrées. BHV est un symbole. C’est peut-être un peu plus quand on se penche sur le but. Celui-ci est de renforcer le caractère flamand de la périphérie de Bruxelles et de bétonner la frontière linguistique pour une éventuelle future scission.

Le population veut que l’on adresse ses problèmes socio-économiques et financiers. Une réforme définitive de plus tant que l’on ne touche pas à l’essentiel national: la défense, les affaires étrangères, la sécurité, la justice. Redessiner les contours de Bruxelles opposé dans une légitimité d’une capitale qui se veut à la dimention de la réalité, en échange. Les calculs ont été fait. Si la Belgique disparaissait, cela coûterait, dans un premier temps, au Wallon 1000 euros par an et par habitants et 200 pour le Bruxellois. Dettes qui s’adouciraient au fur et à mesure. L’image de marque “Made in Belgium” serait le plus préjudiciable.   

La régionalisation a généré 7 assemblées parlementaires, 6 gouvernements, 10 provinces, 3 régions, 3 communautés, 589 communes, voilà la Belgique politique pour seulement 32 545 kilomètres carré et moins de 10,5 millions d’habitants. Partagée en nationalisme flamand, régionalisme wallon et « belgitude » bruxelloise. Bruxelles (161 km2), Washington en devenir, toujours meilleur atout pour tous au milieu du jeu de quilles. Véritable échafaudage institutionnel qui n’est évidemment pas gratuit. Cela fait du monde au balcon et dans les tribunes…et dur, dur, d’être Belge?

Le suffrage universel obligatoire à la proportionnelle ne donne pas les mêmes chances de cloturer la formation d’un gouvernement aussi rapidement qu’en France. Deux tiers des votes sont nécessaires pour adresser les problèmes cruciaux.

5471911c38f91df391350d83bb9b4e93.jpgCette fois encore, informateur, modérateur, formateurs (Yves Leterme), réconciliateurs se succèderont à la table des négociations.

Alors, on s’installe dans la discussion dans le meilleur cadre possible, d’abord, le prieuré de Val-Duchesse, à l’orée de la Forêt de Soignes. ”On travaille pour réussir”, dit-on… On compte surtout les points en relation avec les programmes et les promesses devant l’électorat.

Sera-ce “Belgium, twelve points”? Le suspense continue.

4403433a86e0adf17db861874c83cc6e.jpgLa gaffe du futur premier ministre, formateur, qui chantait la Marseillaise au lieu de la l’hymne de la Belgique, la Brabançonne, n’est qu’une des péripéties, piège banal d’un journaliste pour les uns,  énormité inadmissible pour les autres.

Il faut bien le dire, les paroles de cette Brabançonne ont évolué de nombreuses fois dans l’histoire depuis celle de Jenneval. Le côté révolutionnaire des débuts était totalement obsolète. Des mots comme « esclavage » par exemple n’avaient plus de sens aujourd’hui. Des alexandrins de début qui se sont mués en vers à dix pieds, rendent la chanson difficile. L’air, lui n’a pas changé. Entonner un « la-la-la » ajusté aurait donc été plus judicieux ou une présentation humoristique sous forme d’Alzheimer notoire. Résultat, une nouvelle méfiance vis-à-vis d’une possible communion bien digérée.

Le confédéralisme sans séparatisme est le but avoué du côté Nord. Comme corollaire, se marier, oui, mais sans bague au doigt de mariage… et quelques casseroles derrière le cortège des voitures. Réflexions citoyennes différentes ici

Cette fois, croisée des chemins qui précède un grand tournant? Serait-ce « Te veel is te veel » ou « Trop, c’est trop » ? Les francophones non demandeur de changements.

2d868218e574acc0733319c41a915364.jpgJe prends à dessin le site de la Flandres on line d’aujourd’hui pour présenter la situation. Le site est en grande ligne vrai en substance mais évidemment dirigé vers des idées politiciennes de l’actualité plus flamandes de conception qu’à la recherche d’une Belgique unifiée.

Les télévisions du Nord et du Sud n’ont reçu que récemment une incitation à parler avec un langage commun et un partage d’informations.

Le discours du Roi se voulait encore plus intégrateur et rassembleur que d’habitude, pas nécessairement comme le disait un des commentateur français pour tenir sa place, mais aussi dans d’autres buts plus importants. Le Roi règne mais ne gouverne pas. Sans pouvoir réel sinon de conseil avec rôle de signataire des lois votées par le gouvernement. Le devoir de réserve n’est pas un vain mot et son successeur en a fait les frais.

aeedaa010c42eaf06f2b2c8680e6cf2c.jpgNotre image de marque belge n’est pas vraiment à rechercher dans Wallonie ou Flandre expos. La petitesse de ce pays ne justifie pas plus de ségrégation. Une séparation de fait ne se marie pas avec les réalités du terrain et de l’Europe en formation.

Bruxelles, en plus de capitale de la Belgique, est la capitale de l’Europe. Elle a été adoptée sans aucun référendum comme capitale de la Flandre. Personne n’en aurait cure et pourtant. Bruxelles, entourée de la Communauté flamande, ne vit pas à l’heure flamande mais avec un fort pourcentage de sa population d’expression française. Elle n’appartient pas plus à la Wallonie, d’ailleurs. Elle est une entité séparée à part entière. Géographiquement, la ville fait désordre. De plus, les autochtones ont été depuis longtemps accompagnés d’allochtones de toutes origines de l’Europe. On pourrait dire que c’est la ville européenne par excellence. Donc, faux problème? Pas de problèmes insurmontables à la suite d’une immigration de toutes formes. La Communauté Européenne a attiré de nouvelles langues et un melting pot s’impose naturellement avec de l’organisation. Métonymie de l’Europe, ce Bruxelles d’aujourd’hui.

La détermination à réaliser l’union dans la diversité se retrouve dans le pourcentage de seulement 13% de nos concitoyens qui expriment parfois bruyamment que la séparation est la solution à tous les maux du pays. Des preuves partisanes inverses font partie du concert.

Le 13 décembre 2006, coup de théâtre, voilà le faux Journal Télévisé qui fait annonce de manière très vraisemblable la séparation de la Belgique et de la prise du pouvoir dans le Nord du pays. Cette élection sentait le souffre après cela et après une ruade de la justice qui forçait de trouver une solution pour le problème BHV (Bruxelles, Halle, Vilvoorde). L’« Onde de choc » de la RTBF a été totale et diversement appréciée. La constitution réglée à la proportionnelle et non pas avec une vue à moitié-moitié comme commence à l’imaginer la France.

Cela prend du temps pour créer un gouvernement à chaque fois (1988:148 jours), surtout que les problèmes litigieux sont généralement repoussés pour l’occasion d’après élections. Mais cela n’a jamais empêché à créer la coalition qui se greffe le mieux possible avec les résultats d’élections. En 1930, pas moins de 6 formateurs se sont succédés.

c3ae577f4aeddb43895ee25beacab305.jpgFaut pas rêver: les problèmes sont de taille. Bizarrement, ils pourraient d’ailleurs être complémentaires.

Des clichés au niveau emploi entre Nord et Sud existent. Le chômage des jeunes pourrait très bien trouver preneur dans le Nord. L’inverse est vrai pour les travailleurs plus âgé dans le Nord qui pourraient faire valoir leur expérience dans le Sud. Le vieillissement des Flamands plus important sera à financer. Des échanges donc, pour résoudre les problèmes d’emplois? L’Echo du 4/10/2006 remarquait déjà le phénomène et titrait “Quand les employeurs se regroupent pour partager les salariers”.  La sécurité sociale a été conçue pour la solidarité, pas pour l’aparté.

L’histoire particulière est très riche d’enseignement.

380f805249e6d3641d73dcc2bd5e17d3.jpgPlus d’autonomies pour arranger les choses? Un fédéralisme coopératif?

La situation actuelle est particulière. Les dernières élections ont amené l’idée d’une coalition Orange Bleue mais avec des acteurs qui n’ont pas les mêmes buts de chaque côté de la frontière linguistique et cela même dans un même parti centriste. Du temps et encore du temps est nécessaire.

b4e0614da4f324d546ec51402e9fa028.jpgLe “Vif L’Express” se posait la question « Et, si Leterme «échouait? ». La personnalité du futur premier ministre qui a récolté du côté flamand 800.000 voix de préférence ne correspondrait pas à ce que le pays pourrait attendre d’un homme rassembleur. Un mépris des journalistes, une absence de compromis, un manque d’humour, cassant, un esprit brouillon sont les reproches principaux. Les phrases assassines contre les francophones accusés d’incapacité d’apprendre la seconde langue. Pourtant, mi flamand, mi wallon, comment aurait-on pu espérer meilleur candidat médiateur et conciliateur bien belge? Une carrure au dessus de la mêlée, alors?

L’erreur d’orientation scolaire en manque de billinguisme est avancée. Le coût de l’hypothétique séparation voulue par certains n’a intentionnellement pas été évalué à sa juste hauteur. La Belgique n’est pas la Tchecoslovaquie. Il suffit de regarder une carte pour s’en convaincre. Le ‘grand” partage de la dette publique par exemple ne serait pas de la petite bière vu son imbrication. Une nouvelle blague belge, probablement? Belgique, triangle des Bermudes?

Quand, on n’aime pas les histoires belges, cela pourrait être un chant du cygne. Quand la Flandre arrive avant tout autre chose avec un CD&V accoquiné au N-VA séparatiste, il y a problème. Situation explosive et  crise de personnalité ou de départ.

8297565986a03ae794d765ce1619d364.jpgMême, le budget a passé la rampe de l’accord malgré l’équilibre rompu sans précédent depuis quelques années (déficit de 0,2%).

Le journal l’Echo lançait en août lancer ”Il n’existe pas d’Etat confédéral” inscrit dans le programme de la Flandre (selon Hugues Dumont, professeur en droit constitutionnel à Saint-Louis).  Une confédération est une association d’Etats qui restent indépendants et souverains tout en gérant ensemble un certain nombre de matières avec pour guide un traité internationnal et non pas une constitution. Ce qui veut dire que ce qui est préconisé en Flandre n’est pas réalisable juridiquement. Même la Suisse n’est plus une confédération depuis le XIXème siècle. Ses cantons n’ont pas de souveraineté. C’est un Etat fédéral à part entière. L’Allemagne l’était avant Bismarck. Les Etats-Unis au début de son existence.

Politiquement, la volonté flamande est de créer un Etat avec des compétences résiduelles reviennent aux Régions et aux Communautés avec une autonomie fiscale et aussi une ré-écriture de la Constitution belge. Retour vers deux grands blocs avec Bruxelles et la Communauté germanophone sous tutelle, réduite d’autant dans ses marges de manoeuvre. En résumé, un Etat fédéral qui ne sonnerait plus que comme une coquille vide. Bruxelles produit 19% des richesses du pays avec seulement 9,7% de Bruxellois de souche. Le PIB évolue 2 fois plus vite qu’ailleurs.

Autre proposition sortie du chapeau “Fédération de coopérations”. Les finances au secours du communautaire.

123f064d9f6c4165a7a2b770535ebebf.jpgLa politique, c’est comme la guerre. La paix suit toujours et on continuera à gouverner coute que coute avec le « Parler Belge », ce compromis, cette spécificité très particulière. Artistes, scientifiques, sportifs ont choisi avec modestie et autodérision salvatrice. Les drapeaux qui flottent aux balcons à Bruxelles. Pour se parler, si cela ne marche pas autrment, il y a toujours l’anglais ou une autre passe-muraille.

Vous avez raison, Français, nous sommes difficiles à cerner… (La preuve ici.). Un peu sadomasochiste, superréaliste, style Magritte, les Belges.

Alors, vite un demi ou une Chimay Bleue, mon frère, « mijn broer » car, on a si soif, « we hebben zo dorst ». Le plat pays de Brel n’est pluss une morne plaine depuis longtemps.

Julius Caesar disait de nous: « Horum omnium fortissimi sunt Belgae ».

Que l’on pourrait traduire en extrapolant par l’”Union fait la force“.

Tiens, c’est justement notre devise !

L’enfoiré,

Site intéressant en provenance du Québec sur l’origine des langues parlées en Belgique.

Le divorce avec la Flandre, entre utopie et réalisme”   

Citations:

  • « Plus vieux est le bouc, plus dure est sa corne. », Proverbe belge

  • « Que celui qui n’est pas content de son voisin recule sa maison. », Proverbe belge

  • « Les anges ne croient au diable que quand ils ont reçu un coup de cornes. », Proverbe belge

PS. Mes remerciements à Kroll et les autres caricaturistes du Soir et de l’Echo.

Et la voix du peuple d’ici et d’ailleurs, sur Agoravox, qu’est-ce qu’on en dit? 

Pétition pour une Belgique unie

La Flandre a déclaré la guerre à la Belgique

Des images de la fête nationale pour remonter le moral, non peut-être?

Des bouquins qui parlent de la situation actuelle:

« Incurable mal Belge » de Jules Gheude

« Belgique, où vas-tu? » de Pierre-Yves Monette

« La vie est belge » de Jan Bucquoy iconoclaste, subversif qui voit « La paradis, là maintenant et tout de suite »

« L’Espace Wallonie-Bruxelles. Voyage au bout de la Belgique » de Benoit Bayenet

Suites du “thriller de l’été et de l’automne”, la version belge du “Torchon brûle” :

“Les flammes de la loque à reloqueter

7 août: “On s’approche de la crise

8 août: “Une nouvelle note du formateur

9 août: En mal d’organisation

10 août: La question et chassé-croisé

14 aoùt: “V’là un sphynx en sus” et qui ne fait pas d’ombre. Faudra que le soleil soit très haut pour cela.

16-août: “La réponse de la bergère au berger

17-août”: “Les parfums de la Duchesse sont ils sèches, archi-sèche

18-août”: “Ouf : Nous sommes arrivés à la case… de départ. Au rapport… au roi” “Quand la musique est bonne….” Quand la réforme “waterzooï” et le “lapin n’est plus qu’aux pruneaux avec mise en bière?

21-août: “Restons très schématique

22-août: “Heureusement, il y a les copains, et les copains des copains ” et ça c’est bien

23-août: “Je sens que j’ai la pêche. Flute c’est de l’orange bleue que je dois me farcir

24-août: “Après la pêche et l’orange-bleue, voilà la banane

26-août: “Inquiétude chez les artistes

28-août: “Duo dino non admis” alors on cherche

29 août:  “Le sphynx revient en explorateur

31 août: Echo “Scission de la Belgique: tout le monde serait perdant.” Pour la Flandre, la fin des transferts Nord-Sud ne compenseraient pas le contrecoup économique.

Le Vif L’Express: site les risques d’une scission, par le transfert de compétences:

  • Le casse tête de la dette,

  • La concurrence fiscale entre région

  • La Sécurité Sociale avec 15 à 20% de majoration des budgets

  • Les salaires a deux vitesses

  • Les transports désorientés 

1 octobre: On presse l’orange bleue 

4 octobre: Relance Bilaterale en quadrature du cercle

21 octobre: Les accords tombent, les fronts aussi. mais on pense à la paix

26 octobre: voilà que nous sommes à vendre pour la deuxième fois.

3 novembre: Des états d’âme commence à sortir dans la lassitude

5 novembre: “Modification dans le guiness book belge” 148 qui dit mieux

6 novembre: Indigestion

7 novembre: “Etat d’urgence” vote unilatéral et ça fait crack boom hue

8 novembre: “La Belgique a la gueule de bois” cordon sanitaire et fédéralisme d’union: poubelle

9 novembre: “Les réconciliateurs en selle?”

12 novembre: “Encephalogramme plat

14 novembre: “Deux réconciliateurs vallent mieux qu’un seul“.

15 novembre: “Le réconciliateur déconsilié“ et on ajoute un peu d’huile sur la démo cratie

16 novembre: “Guerre de tranchées ou de retranchés?

18 novembre: “Bruxelles se rassemble

27 novembre: “Du rififi à la cours Nouvelle Voulonté Admise

28 novembre: “Des idées venant d’ailleurs” et pendant cela on parle de crochets

29 novembre: “Sans jus, cette orange?

30 novembre: une video de notre amuseur Pirette explique l’inexpliquable avec l’humour en plus

1 décembre: “On risque le tout pour le tout, une fois?“   et résultat Posté par Patrick JUAN à 17:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2007

La France reçoit Kadhafi: une honte pour la France selon Rama Yade

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KADHAFI en ESPAGNA traitera avec Qui? Il sâlit l’Europe, avec l’accord de ces derniers minoritaires, on ne vend pas son âme au Diable, si, alors Pardon, je ne crois plus en rien.

Entendre ses dernières déclarations en “Relayant” sa Vidéo D’Exclusivité Ici

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En France “il” traite SARKOZY de Menteur !!

Dernières minutes

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L’Espagne supporte Kadhafi « 4 » jours ou encore des tractations ?

Le libyen Mouammar Kadhafi est arrivé en Espagne en provenance de Paris pour une visite de quatre jours, qui démarre à Séville, dans le sud du pays, un week-end privé andalou. Trois avions ont transportés le libyen, lui et sa suite ont atterri vers 16h15 à Séville. Une cinquantaine de voitures a quitté l’aéroport, constate l’AFP. Kadhafi doit rencontrer à Madrid le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, puis le roi Juan Carlos dans la foulée, c’est sa première visite officielle en Espagne. Il déjeunera, avec des chefs d’entreprises espagnols, indiqué de source gouvernementale espagnole. Repos, chasse doivent meubler l’emploi du temps en Andalousie du “guide” libyen. Il a bouclé vendredi une visite de cinq jours en France, “historique” à ses yeux, mais qui a soulevé une bronca rarement vue malgré la promesse de milliards d’euros de contrats civils et militaires, où sont-ils ? Dans le puits de pétrole sans fin. Un mystère entoure toujours l’emploi du temps de Kadhafi en Espagne. Seule apparente certitude, le “guide” libyen, accompagné d’une imposante délégation de quelque 300 personnes, soit ses amazones “vierges” en treillis formant sa garde rapprochée, tout ce beau monde logera dans un palace à proximité de Séville, La Hacienda de Boticaria, un complexe hôtelier de luxe avec golf et tout le saint de tous les « dieux » situé proche de Alcala de Guadaira. D’après les médias ibériques, il devrait dîner, avec José Maria Aznar.

Il y a quelques jours qui compteront pour des “années de honte”

Kadhafi en France, traite Sarkozy de « menteur ! » sur les Droits de l’Homme

Mouammar Kadhafi à l’Assemblée nationale Française, visite très controversée, traite de « menteur » Nicolas Sarkozy sur l’abord des Droits de l’Homme. Kadhafi affirme ne pas avoir évoqué les Droits de l’Homme. N. Sarkozy sur ce fait : J’ai demandé au dirigeant libyen de “progresser” sur les Droits de l’Homme.Rétorque “Tout d’abord nous n’avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets”, a-t-il déclaré. Dans un entretien exclusif à France 2. “Nous sommes des amis assez proches, nous coopérons”, a-t-il ajouté. Qui ment et qui dit vrai ? Allons-nous assister à une frasque diplomatique ou des Droits de l’Homme réduits comme les rafales via la Lybie.M. Sarkozy a bien “parlé” des droits de l’Homme avec « SON » hôte. Réplique de : Claude Guéant, secrétaire général de la présidence. “J’en ai été témoin” dont acte mais quelle valeur ?Des déclarations qui attisent la polémique contre la présence du libyen en France, une 1ere depuis 1974.Malgré ces « fresques » cela continu de plus belle, Kadhafi reçu avec les honneurs à l’Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l’Assemblée « propriété de tous les Français, où le tapis rouge fut déroulé, il a été salué par la garde républicaine, selon le « protocole » prévu pour les chefs d’Etat.Visite boycottée, ce « site » aux symboles, par des élus de la majorité, mais surtout par la gauche.

François Hollande, demande “ce que venait faire” le colonel Kadhafi à l’Assemblée nationale, le socialiste Pierre Moscovici critique la venue du “dictateur” dans le “temple de la démocratie”. Qu’avez proposé aux Français pour faire mieux Messieurs, alors à présent, cessez de vous plaider et construisez.Kadhafi, n’a pu s’adresser, comme il l’avait souhaité, aux élus dans l’hémicycle, un honneur auquel eurent accès de « droit » d’autres chefs d’Etat : l’Américain Bill Clinton, l’Algérien Abdelaziz Bouteflika.Prenant la communauté internationale à contre sens comme quelqu’un roulant à sens inverse sur cette dernière, le leader libyen rejette toute “internationalisation” des « crimes » au Darfour, étonnant ? “Si nous laissons les habitants du Darfour se débrouiller eux-mêmes, la crise du Darfour se terminera d’elle-même”, a-t-il martelé !! Alors que l’ONU est en cours de déployer sa plus importante mission de paix dans cette province du Soudan, une stratégie qu’appuierait Paris.Kadhafi, affirme il faut “un seul Etat démocratique” israélo-palestinien, jugeant “infaisable de séparer” Israéliens et Palestiniens, et encore une couche au pays des Droits de l’Homme.Une variation de contrats a été signée, notamment sur la fourniture d’un ou plusieurs réacteurs nucléaires destinés au dessalement de l’eau de mer. Ne peut avoir une explication plus plausible ?M. Sarkozy a annoncé attendre des retombées commerciales de 10 milliards d’euros de CETTE visite. Libération ironise sur “le doux bruit du stylo sur le vélin des contrats”, qui “couvrira les plaintes des prisonniers politiques de Tripoli”.

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Constats du Panda :

Comment ne pas approuver ou se poser la question de quelle couleur était l’encre des stylos, des signataires.Le “guide” libyen, accompagné de gardes et de ses célèbres “amazones” en treillis qui assurent une garde rapprochée ou plus ?Mouammar Kadhafi a rencontré des intellectuels, avant de prononcer son allocution dans les locaux de l’Unesco Paris face des membres de la communauté africaine en France.L’Afrique ou la France « solde »L’analyse s’imposera forcement, mais où se trouve la liberté, la démocratie, le respect, la condition humaine, la tolérance, la clémence etc. Lorsque Kadhafi s’exprime la compassion humaine tombe dans le tonneau des danaïdes. C’est le constat sans jugement en l’instant du Panda avec le regret des gifles que nous prenons, mais mon droit d’expression personne ne me l’enlèvera.Donc oui j’ose l’écrire, la presse dans son ensemble, les forums citoyens les blogs tous les moyens de communications devraient dénoncer cette ingérence dans la patrie des Droits de l’Homme, pour laquelle je veux bien donner ma vie. Mais pas lorsqu’elle se trouve noyée de cette manière. Un certain Louis XIV déclara : L’Etat c’est moi !! Il régna 74 ans, c’est la perspective de ce que nous envisageons pour nous et nos enfants.

Je vous demande pardon, d’avoir juste un peu honte, en ces instants, de ne pas être Emile Zola, ni Léon Blum, et encore moins Charles De Gaulle.Où se trouve le berceau de notre République ? Peut-être entre les mains d’un seul pouvoir, alors vivement que je puisse « me détourner » pour ne pas voir la chute de nos anciens. Patrick Juan.La France reçoit en grande « pompe » à compter de lundi un certain colonel Mouammar Kadhafi pour une durée de cinq jours. Le président Nicolas Sarkozy chasse les contrats qui déchaînent les critiques accusant Paris de sacrifier les principes pour légitimer et armer un “dictateur” comment ne pas approuver les propos de Rame Yade ? Ce “Guide” sera reçu lundi à son arrivée par N. Sarkozy, un second entretien est prévu mercredi. Son fils, Seif el-Islam, annonce : « Tripoli veut acheter plus de 3 milliards d’euros de “nombreux équipements militaires”.Des exclamations tonitruantes du libyen au sommet UE/Afrique de Lisbonne, où il a déclaré “normal que les faibles aient recours au terrorisme” dans la mesure où cela ne soit pas de la provocation, expliquez nous ce que c’est ? La France devient une « putain » de République soldée au plus offrant. N. Sarkozy assure à Lisbonne être “très heureux” de le recevoir, et s’est justifié de l’invitation à Paris pour encourager “son retour à la respectabilité internationale”. Il est évident que si les élections avaient lieu à ce jour, l’Empereur qui brade les Droits de l’Homme retournerait-il à ses conceptions ou pas ?

Signe du malaise croissant, les critiques s’étendent au sein de son gouvernement: Bernard Kouchner, ex-”French Doctor” venu de la gauche, a pris ses distances, la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, dans des propos virulents, déclare Paris ne devait pas “recevoir le baiser de la mort” de Kadhafi.

N. Sarkozy ne s’est rendu en Libye, qu’une fois les infirmières, un médecin bulgares libérés, après 8 ans de détention dans les geôles libyennes, quel a été le prix de « la trahison de liberté » ? La Libye souffle le chaud et le froid depuis 2003. En renonçant à son programme d’armes de destruction massive en indemnisant les victimes de « ses » attentats de Lockerbie au dessus de l’Ecosse (270 morts en 1988) puis contre un DC-10 d’UTA au dessus du Niger (170 morts en 1989). Le salaire de la peur bonjour les dégâts. Kadhafi, sera reçu à l’Assemblée nationale il plantera sa tente bédouine dans le parc de la résidence officielle de l’hôtel Marigny, cela a déclenché le feu des critiques de l’opposition puis de multiples d’ONG, vous qu’en pensez-vous ? Des députés bâillonnés se proposent de quitter l’hémicycle lors de sa présence. « C’est la terre française qui est salit déclare la droite comme la gauche, mais qui donc gère la valeur de la Nation Française dixit les élu(e)s ?

Les socialistes ont annoncé qu’ils refuseraient d’accueillir à l’Assemblée Kadhafi, décrit par leur chef François Hollande comme un “dictateur” venant “avec ses pétrodollars acheter des armes”. Une association anti-nucléaire, Tchernoblaye, a porté plainte pour “tortures” demande que Mouammar Kadhafi soit arrêté en France. Donc dont Acte ou fumée sans feu ?

B. Kouchner assure qu’il n’est “pas question d’oublier” au nom de la “realpolitik” le nom des victimes du régime libyen, s’interrogeant publiquement sur les “risques” et le bien-fondé de la main tendue à Tripoli. Kadhafi doit “comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits”, accuse Rama Yade. Tous deux soulignent le fait que Kadhafi soit reçu à Paris le 10, journée internationale des droits de l’Homme, est une ignominie et le rétablissement des « privilèges ».L’UMP a pour sa part défendu la “realpolitik”. Une position indéfendable, la France a conclu un accord sur le nucléaire, la coopération militaire lors de la libération des infirmières, qui nourri les suspicions d’un “troc”, sur lesquelles une enquête une commission parlementaire, n’a pas encore vu le jour, que déjà plonge la France ou la brade ?

N. Sarkozy dément tout marchandage, puis affirme : « je ne transige pas avec les droits de l’Homme, qui peut le croire » ? Infirmières, médecin bulgares libres ont reporté leur venu à Paris qui coïncidé avec la réception de Kadhafi. Comment ne pas comprendre leurs actes, la majorité de la presse libre nationale et internationale estime que la France n’a plus de gouvernement mais un « décideur » sans autre forme, qui dicte ses conditions, en laissant penser que si cela ne convient pas : « Il faut aller voir si l’herbe est meilleure ailleurs ». Ensuite comment s’étonner de certaines révoltes ?

Le Panda

Patrick Juan

Complément à l’article suite à vos commentaires :

http://panda-france.net/images/pdf_article_kadafi01.pdf
http://panda-france.net/images/pdf_article_kadafi02.pdf

Posté par Patrick JUAN à 14:09 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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