" LE PANDA VOUS PARLE "

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11 juillet 2007

Bonjour, les remises de peines.

coluche MORT DE RIRE OU VERITES IMPLACABLE !! Monsieur Propre !!

Bonjour, les remises de peines.

A vous vous faire une idée, en donnant notre sentiment sur 2 billets qui se suivent ayant le même sujet abordé, mais un constat un tant soit peu différent, sur la Grâce Présidentielle du 14 jullet; ce mémo pour vous informer et vous demander votre avis sur ces 2 conceptions de l'information. Il nous semble indispensable que chacun donne libre cours à ses expressions, à vous de nous livrer, votre ressenti.

Merci de votre concours.

Le Panda

Patrick Juan
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Projet de loi contre la récidive, le frein frein habituel !

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Ces derniers jours nous voyons surgir un projet de loi contre la récidive qui faisait partie des promesses de campagne du Président de la République Nicolas Sarkozy, élu lui et ses projets par la majorité des Français, il est utile de le rappeler ...

Observons les coïncidences de la grille des programmes télévisés :

M6 Un joli documentaire sur les prisons ... Aux états unis !
De quoi faire peur aux plus gaillards, faisant l'amalgame entre deux continents et deux systèmes juridiques totalement différents, l'histoire d'entretenir la confusion et la peur du grand méchant Nicolas, au passage pourquoi ne pas continuer à enfoncer le clou de l'atlantisme insidieusement ?

Ripostes sur Arte, qu'en retenir ?

Tout le monde s'oppose, agite l'épouvantail, personne ne propose, fin d'émission quoi de neuf ?

Rien, personne n'a apporté de contre-solution viable.
Mais c'est entendu, certains magistrats y sont très réticents car il va falloir rendre des comptes.

La prison n'a jamais amélioré personne, la peur de la prison en a freiné plus d'un ... (pas vous ?)

L'éducation et la responsabilité, puisque c'est bien là le fond du dossier, comment y parvenir et qui a le devoir de s'en charger ?

- Les parents ? Oui mais il ne faut pas toucher aux allocations pour leur démontrer qu'ils sont les responsables légaux de leurs enfants.

- L'école ? Son rôle n'a jamais été de donner les principes de base B-A Ba de l'éducation mais de donner un accès à la culture à tous.

- Les foyers ? Les foyers s'évertuent à canaliser ces mêmes gamins, alors allez demander aux éducateurs d'en faire des anges...

- La police ? Les fonctionnaires sont découragés d'arrêter les mêmes jeunes, placés en "foyer" (fermé) et pourtant dans la rue ...

- Les psychologues ? Combien d'années pour construire des hébergements et combien d'années pour réussir une thérapie ?

Le problème n'est pas l'éducation mais la peur de rien et le respect de rien, pas même de la vie, ils demandent du respect mais n'en ont pas un seul échantillon sur eux : Respect des aînés, respect des professeurs, respects des parents, des institutions, des pompiers, des médecins etc.

"Dans ma ville de province un homme se fait agresser à la sortie d'un bar, une infirmière sur les lieux lui prodigue les premiers soins :

Imprudence que de porter secours à un blessé au sol, à l'heure qu'il est cette infirmière est en piteux état, récompensée de son humanisme par de multiples fractures faciales ..."

Allez donc dire à cette infirmière victime que ses fractures sont des fractures "mineures", le traumatisme qu'elle  gardera dans son esprit ignore l' excuse de minorité, et la nourriture liquide, la seule possible désormais, le lui rappelle quotidiennement .

Allez dire à des familles de victimes que la mort causée par un mineur veut dire qu'on est moins gravement mort !

Un peu de logique, au bout de trois récidives du même acte c'est peut  être la prison (selon le juge), je ne vois pas où est le danger et la  disproportion dans la réponse juridique.

Autrement, à partir de combien de récidives du même acte est-ce punissable ?

Certains magistrats disent ce texte inutile voire dangereux : Ce qui est inutile n'est pas utilisé, ce qui n'est pas utilisé ne peut pas être dangereux !
Le seul danger pour un magistrat  sera de devoir motiver sa clémence, c'est la moindre des choses pour les victimes non ?

Alors qu’avez-vous de mieux à proposer qu'une fois de plus "faire des coupables des victimes et faire des victimes des coupables" ?

La France attend les solutions en lieu et place de la contestation.

Berti
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LE PRESIDENT= MINISTRES= NICOLAS SARKOSY OU PAS ?
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Le Président de la République Française  s’est « expliqué » sur les grâces présidentielles du 14 juillet.
Difficilement contestable sur la forme, le fond est dangereux.
Les premiers à en pâtir se sont les détenus.
La majorité des détenus sont sous la surveillance de gardiens, plus communément dits « matons ».

En application de la loi du milieu carcéral, la majorité bénéficie d’une remise de peine de 7 jours par mois d’incarcération. A cela venait se rajouter la grâce présidentielle permettant à certains, en fin de peine, de voir leur séjour écourté. Cela représentait une soupape de sûreté-sécurité, y compris pour le personnel souhaitant parfois des relations humaines avec ces derniers.

Paradoxe ou bon sens ? Le Président de la République invoque la possibilité du maintien de ces remises de peines, voir davantage pour des détenus au cas par cas, relevant de problèmes de santé soit d’incapacité avec leur maintien en détention.
Dans ce cas cela ressemble-t-il à une nouvelle détention à 2 ou 3 vitesses ?
La surpopulation du milieu carcéral, vient des délits oui, mais là où il y a de la place pour une personne, on en parque 5 voir 6. Les Maisons d’Arrêt sont pratiquement toutes au double de leurs capacités.

De plus se profile à l’horizon les peines plancher, en dehors des crimes de sang, ou d’agression physique délibérée, ne va-t-on pas voir l’impossibilité de connaître la signification du terme réinsertion. Moins, plus, ou pas de temps à consacrer aux détenus.
Le Président de la République avant son élection, était Ministre de l’Intérieur. Il ne peut invoquer le fait de ne pas savoir. En interprétant ses déclarations, tous les détenus de droit communs donnant tous leur sens aux « mots », disent pouvoir bénéficier d’une amnistie globale, faut pas rêver.

Les majeures explications qui s’en dégagent sont de faire le point sur peu de chiffres. Ce ne sont pas des kgs mais des tonnes, de tranquillisants de tous ordres qui sont délivrés 3 fois par jour, dans toutes les Maison d’Arrêt en France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, dans une cellule où survivent 10 détenus, 8 perçoivent « leur dose 3 fois par jour ».

La France à, à de multiples reprises a été « épinglée » sur le plan international, dans le cadre des conditions des détenus. Ne va-t-on pas bientôt assister à la révolte de ceux qui pour une fois, auront quelque chose à défendre : « Le Droit des Détenus », ou plus simplement le fait de garder une apparence humaine.

Une apparence déguisée, les cultes religieux ne sont pas respectés. Les dentistes passent une fois par mois, pour une Maison de Détention de l’ordre de 250 détenus. Les kinésithérapeutes aux abonnés absents.
Comme l’aurait dit, Jean de la Fontaine : Les moutons de Panurge détenus, en dehors de ceux relevant du grand banditisme, devront obligatoirement être bien portant dans tous les sens du terme.
Pour avoir côtoyé certains de ces détenus de Droit Commun ils sont à 90 % analphabètes, mais avaient tous un seul objectif : le jour de leur sortie.

Il aurait été peut-être été utile de constituer en urgence une commission d’étude du respect du Droit humain à tous détenus, puis prévoir des peines de substitutions. On a vu dans le passé récent ce qu’on apporté des décisions sans concertations.
Il est indéniable, il faut savoir modifier, mais pas n’importe quand et de n’importe quelle façon. Sans donner une opinion moraliste, on ne peut aplanir les souffrances de la détention, par l’augmentation d’une thérapie de calme, en gardant le sens de la « sanction ».

La clémence évoquée par tant et tant d’avocats n’est pas un vain mot, que l’on soit pour ou contre, un chirurgien regarde-t-il la couleur de la peau, ou de l’intellect du patient sur lequel il va pratiquer une intervention, pour lui sauver la vie ? NON.
Dans la majorité des cas il applique le serment d’Hippocrate et cherche à sauver une vie, en sachant que le droit de mourir dans la dignité existe.

Il serait bon que certains hommes qu’on nomme « Grands », ne multiplient à volonté des petites affaires Dreyfus. Pour certains de telles actions mettent en cause leur propre droit à l’existence. Il est possible que certains d’entre-deux n’ayant rien à perdre tentent le tout pour le tout. Est-ce critiquable, ou la peine plus lourde ?

Il est évident que ceux qui ne comprennent pas qu’un seul jour de détention ressenti comme injuste peut faire d’un homme normal, une terreur publique.

Le Panda
Patrick Juan

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