03 mai 2007
Un débat-ring télévisé Royal-Sarkozy, apogée d’une pseudo-présidentielle
A quelques jours du second tour, ils sont deux finalistes, à la présidentielle :
- Ségolène Royal : découvrez son parcours
- Nicolas Sarkozy : découvrez ses actions et son bilan
Ils ont rendez-vous un mercredi soir pour l'apogée de la campagne. Un débat télévisé que devraient suivre SELON LES PERPECTIVES pas loin de 20 millions de téléspectateurs français et étrangers : l'événement.
Née en 1974, cette confrontation n'eut pas lieu en 2002 depuis 12 ans, Jacques Chirac refusant lors de l'élection de rencontrer, diront certains, alors que d’autres diront, d’affronter Jean-Marie Le Pen, Président du FN. Confrontation plus qu’attendue, même si son impact sur l'issue de l'élection est difficilement mesurable. Chacun des deux protagonistes mesure que la valeur des enjeux reste des enjeux-en jeux, de convaincre des indécis, entre autres les pas loin de 7 millions d'électeurs de François Bayrou, donc de l’UDF, ajoutés au pas tout à fait 4 millions d'électeurs de Jean-Marie Le Pen, donc du FN.
C’est prendre les électeurs pour des sots, puisque leurs CHEFS de file respectif prônent l’abstention, les mauvaises langues ou bonnes prétendront que les cannes à pêche marcheront d’avantage que les urnes dans ces 2 camps là, le 6 mai 2007.
Le candidat centriste n'a pas donné de consigne de vote mais a fait savoir qu'il pourrait rendre public son choix personnel après le débat, donc pas de consigne c’est un choix personnel ou sommes-nous des robots ? Le président du FN, quant à lui, a appelé mardi ses condisciples à s'abstenir le 6 mai. Il suffit de se souvenir de la fameuse phrase qui fit peut-être basculer l’élection entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand : « Vous n’avez pas l’apanache du cœur » : bingo pour des observateurs, ce fut la victoire, le mot clé, le sésame ouvre-toi… Pour des millions de bénéfice en dehors de l’intelligence des débatteurs.
Le face-à-face est présenté à partir de 21h00 par Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor sur TF1 et France 2. Ces deux journalistes ont même poussé le côté professionnel, jusqu’à déjeuner ensemble mercredi pour en fignoler le déroulement. Qui peut croire que l’un et l’autre aient besoin de cela pour déjeuner ensemble. Nicolas Sarkozy, ouvre le bal, il prendra la parole en premier, tirage au sort effectué mercredi midi au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel.
Chaque candidat protagoniste disposera de 3 minutes pour conclure, avec le dernier mot à Ségolène Royal, cela va de soit. Les multiples représentants des candidats d'accord sur l'architecture de l'échange qui aura sept thèmes. Les candidats commencent par les institutions pour finir par les questions internationales.
La rencontre à toi à moi etc. sera retransmise par de nombreux médias - y compris à l'étranger sans oublier pour une fois Internet. Les candidats sont les fleurs du modernisme comme les villes pilotes de la communication, ben voyons. Par la cause de l’absence de public, Ségolène Royal se trouve à gauche, Nicolas Sarkozy à droite, de votre écran, mais ils seront assis face à face, face à une table carrée, à deux mètres l'un de l'autre, dans un espace de 200 m². Le réalisateur, Jérôme Revon, compare, dixit ce dernier, cela à un "ring de boxe".
Favori des sondages, quoi que… Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi matin : Je ne "dramatise" pas l'enjeu de ma confrontation. "Je ne pense pas que les Français choisissent pour cinq ans un président de la République sur la seule impression d'un débat de deux heures", a confirmé le président qui sera sortant de l’UMP en cas de victoire par K.O. car cela sera le terme final le 7 au soir, et le démarrage des législatives.
Quand à Ségolène Royal, cette dernière affiche sa sérénité. "Pourquoi voulez-vous que je redoute quelque chose ? Toute ma vie politique a été faite de dialogues et de débats, je n'en ai fui aucun", a-t-elle dit, en parlant de "moment démocratique très important". Que de multiples sous- entendus. Tous deux ont assuré ne point se livrer à un entraînement particulier, ce genre de débat est toujours soigneusement peaufiné par les équipes des staffs de campagne.
En outre, à quelques moments du coup d’envoi de la rencontre, les conseils se font multipliés. Jean-Pierre Raffarin a averti le candidat de la majorité sortante de "l'audace extrême" de son adversaire socialiste. Y compris André Santini de l’UDF lui recommande d’avantage de se "méfier" parce qu'étant "favori, c'est lui qui risque gros". Dominique Strauss-Kahn que plus personne ne présente, en a parlé avec la candidate PS lors de leur déjeuner mercredi, en tête à tête. Il a indiqué : ce genre de joute demandait "une préparation très psychologique". C’est évident, à la base du cerveau pour les initiés, c’est l’hypophyse qui régente le pouvoir de son soi.
Décisif ou pas ? Pour en avoir vécu deux, en 1974 et en 1981, face à François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing, avec un relent que la conviction du débat ring-boxe où tous les coups sont permis s’est avéré « décisif ». François Hollande, explique qu’il s'agit bien d'un "débat majeur" car "il va contribuer à forger la conviction de nos concitoyens qui n'ont pas encore décidé".
Décidemment, écoutez votre journal et lisez votre télévision ou votre radio, vous aurez l’air moins nié qu’en écoutant dans un coquillage un semblant bruit de mer.
Rien de plus ne se dégage, et les urnes parleront, elles, le 6 mai 2007 à 20 heures.
Le Panda
Patrick Juan.
Commentaires
A propos de ton commentaire
Mon cher Panda,
Je ne peux laisser sans réaction de ma part le début de ton commentaire à mon article: "5 raisons de voter pour N Sarkozy" .
L'ultralibéralisme, cela n'existe pas. C'est un mot choc de la gauche pour discréditer le libéralisme.
Celui-ci n'est ni incompatible avec le progrès social, ni avec l'état de droit. Je dirai même qu'il ne peut exister sans ce dernier et qu'en développant l'économie, il donne du travail et un revenu à tous et donc, favorise le premier.
Et le libéralisme ça marche (voir les USA, l'Angleterre, l'Irlande, les dragons asiatiques...) tandis que le socialisme, ça ne marche pas (voir Cuba, la Corée du Nord et la France jusqu'à ce soir).
Amicalement
Serge
Cher Serge
Je comprends que tu ne pouvais rester sans réaction à mon commentaire. A aucun instant je n'est vanté les valeurs deguisées d'une certaine forme de "socialisme" je reste prudent et attentif. Je ne confond point le libéralisme et l'ultralibéralisme, merci pour rechercher ou tout simplement comprendre que la France a choisit son président démocratiquement, donc acceptons la voie des urnes et des citoyens. LE TEMPS dira où se trouve la justesse de croissance.
Bien à toi,
cordialement et amicalement,
Le panda
Patrick Juan.
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